Depuis plusieurs décennies, le climat des affaires au Gabon souffre d’un mal pernicieux et profondément enraciné, que les opérateurs économiques qualifient volontiers, sous cape, de véritable « racket institutionnel ». Cette dérive systémique se manifeste par la prolifération anarchique de taxes parallèles, de prélèvements non conventionnels et d’une parafiscalité abusive, savamment entretenus par certaines administrations et agences publiques au mépris des textes de lois en vigueur. Face à ce désordre qui siphonne la compétitivité nationale, décourage les investissements directs étrangers (IDE) et alimente des circuits financiers opaques, le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, a décidé d’engager une offensive d’envergure visant à démanteler ces réseaux de captation de la richesse publique, restaurant ainsi l’autorité et la transparence de l’action étatique.
La persistance de ces prélèvements parallèles constitue un goulot d’étranglement majeur pour le tissu entrepreneurial gabonais, en particulier pour les petites et moyennes entreprises (PME) qui se retrouvent asphyxiées par des contrôles intempestifs et des pénalités à géométrie variable. En se substituant au Trésor Public, ces guichets occultes créent une insécurité juridique et financière intolérable, augmentant de manière artificielle le coût de la vie pour les consommateurs finaux, puisque les entreprises n’ont d’autre choix que de répercuter ces charges informelles sur leurs prix de vente. Pour le Président de la République, éradiquer cette parafiscalité rampante est une exigence absolue pour redynamiser l’économie nationale, car aucun développement pérenne ne peut s’articuler sur un système où l’arbitraire administratif supplante la légalité fiscale.Au-delà de la seule relance économique, cette chasse aux circuits parallèles revêt un enjeu de souveraineté nationale et de justice sociale de premier ordre, s’inscrivant au cœur de la doctrine de restauration des institutions.
Chaque franc CFA détourné sous forme de taxe grise ou de prélèvement fantaisiste représente un manque à gagner crucial pour le budget de l’État, privant ce dernier des ressources indispensables au financement des hôpitaux, des écoles et des infrastructures routières prioritaires. En réaffirmant le principe de l’unicité des caisses de l’État, l’exécutif entend remettre de l’ordre au sein des administrations financières, des régies autonomes et des forces de contrôle, rappelant que tout agent public coupable de pratiques de concussion s’expose désormais à la rigueur inflexible des tribunaux de la République.En définitive, l’assainissement engagé au sommet de l’État trace la voie d’un modèle économique vertueux, où la fiscalité n’est plus perçue comme un instrument d’extorsion, mais comme le moteur légitime de la solidarité nationale et de l’investissement public. La réussite de cette thérapie de choc dépendra néanmoins de la mise en place de mécanismes de numérisation intégrale des recettes publiques et d’audits indépendants et réguliers, capables de verrouiller définitivement l’espace transactionnel. À travers cette rupture radicale avec les passe-droits du passé, Brice Clotaire Oligui Nguema pose les fondements d’un pacte de confiance renouvelé entre l’État et le secteur privé, condition sine qua non pour bâtir un Gabon prospère, attractif et résolument respectueux de ses propres lois.


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