À l’heure où la toile africaine s’embrase régulièrement au rythme des polémiques et des campagnes de dénigrement, Mahamadou Bonkoungou, PDG de Ebomaf, a choisi de briser le silence. Dans une adresse solennelle publiée en ce début de mois d’avril 2026, l’influent capitaine d’industrie burkinabè rappelle une vérité souvent occultée par l’anonymat des écrans : les réseaux sociaux ne sont en aucun cas une zone de non-droit. Pour le patron du groupe Ebomaf, la puissance technologique actuelle impose une responsabilité morale proportionnelle à l’influence qu’elle confère.
Le diagnostic posé par l’homme d’affaires est sans concession. Il pointe du doigt la dérive de nos plateformes numériques, transformées en « terrains de diffusion de fake news » et en espaces où l’insulte et l’humiliation sont devenues monnaie courante. Ce constat alarmant souligne une déconnexion croissante entre la solidarité traditionnelle des communautés et la violence virtuelle qui s’exprime en ligne, menaçant l’équilibre social, les réputations et, par extension, la dignité des familles.Au-delà de la simple mise en garde, ce message se veut pédagogique et appelle à une prise de conscience collective. En dénonçant le partage impulsif de fausses informations comme une forme de complicité dans la création du « chaos », Mahamadou Bonkoungou exhorte les internautes à la vigilance. Pour lui, chaque utilisateur de smartphone est désormais un acteur de la stabilité nationale, dont les actions — qu’il s’agisse de relayer ou de vérifier — ont un poids réel et indélébile sur le tissu social.
Le plaidoyer se conclut par une vision résolument constructive de l’espace numérique. L’objectif affiché est de transformer ces outils de communication en leviers d’éducation, d’inspiration et de valorisation des cultures africaines. En invitant ses concitoyens et, plus largement, la jeunesse du continent à « construire plutôt qu’à détruire », le magnat de l’infrastructure signe ici une charte de bonne conduite digitale, rappelant que si la parole est libre, la responsabilité, elle, reste impérative.


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