La Première dame du Gabon, Zita Oligui Nguema, a troqué hier le protocole pour le terrain. Présente à la ferme pédagogique Biwudji, au sein du complexe scolaire d’Alibandeng à Libreville, elle a participé activement à une séance de plantation aux côtés de trente « ambassadrices agricoles » issues du Bassin du Congo. Cet événement, point d’orgue de l’atelier régional sur l’autonomisation économique des jeunes femmes, est le fruit d’une synergie entre l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et la Fondation Ma Bannière.
Sous le thème « Femmes et champs d’avenir », cette initiative place l’agriculture durable au cœur de la stratégie de développement et de souveraineté alimentaire de la sous-région.Accueillie par un impressionnant détachement ministériel — Éducation nationale, Eaux et Forêts, et Agriculture — l’épouse du chef de l’État a pu découvrir un modèle d’apprentissage innovant. À Biwudji, ce sont les élèves eux-mêmes qui pilotent l’exploitation, expérimentant des techniques de pointe comme l’association culturale piment-pastèque pour une protection naturelle contre les nuisibles. Pour le ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy, ce travail est « fondamental ». Il a d’ailleurs insisté sur la nécessité de transformer ces savoir-faire en véritables compétences de gestion, rappelant qu’une exploitation agricole doit être administrée avec la rigueur d’une petite ou moyenne entreprise (PME) pour être viable.
Au-delà de la démonstration technique, cette journée a favorisé un passage à l’échelle pour les entrepreneures présentes. Sous l’œil de l’ingénieure agronome Nogaye Sène, les échanges entre les élèves-gestionnaires et les agripreneures chevronnées ont illustré la volonté de créer une filière agricole dynamique et pérenne. En clôturant l’activité par la remise de kits agricoles complets aux trente participantes, Zita Oligui Nguema a envoyé un signal fort : le Gabon de demain se construit aussi dans ses sillons. Cette dotation matérielle vise à transformer l’apprentissage théorique en résultats concrets sur le terrain, consolidant ainsi la place des femmes comme piliers de l’économie verte dans le Bassin du Congo.


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