Sous l’impulsion de Brice Clotaire Oligui Nguema, le Gabon s’est transformé en un vaste chantier à ciel ouvert, marquant le début de ce que les autorités appellent la « Grande restauration » du patrimoine routier. Priorité stratégique de la 5ème République, cette offensive vise à briser l’enclavement des provinces et à fluidifier les échanges commerciaux. Parmi les dossiers prioritaires, l’axe Ntoum-Cocobeach et le tronçon Ovan-Makokou font figure de symboles : ces chantiers, longtemps restés au stade de promesses, sont désormais au cœur d’une accélération sans précédent.
Pour Libreville, l’objectif est limpide : doter le pays d’une colonne vertébrale logistique capable de soutenir ses ambitions d’industrialisation et de réduire les coûts du transport de marchandises.Au cœur de cette stratégie, la voie de contournement du Grand Libreville s’impose comme la solution structurelle pour décongestionner une capitale au bord de l’asphyxie. Ce projet d’envergure, couplé à la réhabilitation des axes Alembe-Mikouyi et à l’ouverture vers Doussala, dessine une nouvelle carte de la mobilité nationale. L’approche d’Oligui Nguema se veut pragmatique : ne plus se concentrer uniquement sur les vitrines urbaines, mais irriguer les zones de production agricole et minière. En connectant plus efficacement les bassins économiques aux centres de consommation, le gouvernement espère générer un choc d’attractivité pour les investisseurs tout en facilitant la circulation des Gabonais.Parallèlement à ces grands corridors, une attention particulière est portée aux voies secondaires dans plusieurs villes du pays.
Ce maillage de proximité, essentiel pour le « Vivre-ensemble », vise à améliorer directement le quotidien des populations en facilitant l’accès aux services de base. Cette mue infrastructurelle, financée par une gestion rigoureuse des ressources publiques et des partenariats techniques musclés, constitue le socle du projet de société actuel. Pour le pouvoir en place, la route n’est pas qu’une affaire de bitume ; c’est un levier de croissance inclusive et le moteur d’une intégration nationale renforcée, de l’Estuaire au cœur du bassin de l’Ogooué.


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