Le suspense qui entourait l’absence du palais Sekhoutoureyah prend fin. Alors que les rumeurs les plus folles circulaient sur les réseaux sociaux, le Premier ministre Amadou Oury Bah a tenu à rassurer l’opinion nationale et internationale ce lundi 2 mars 2026. Absent du pays depuis plus de deux semaines, le président Mamadi Doumbouya « se porte bien », a martelé le chef du gouvernement, précisant avoir échangé directement avec lui.
Ce retrait temporaire, loin de la pression de Conakry, est présenté comme un « break » nécessaire après quatre années de transition particulièrement intenses sur le plan nerveux et physique.Pour les autorités, cette mise en retrait n’est pas synonyme de vacance du pouvoir. Bien que son lieu de villégiature reste confidentiel pour garantir un repos total, le chef de l’État continuerait de suivre les dossiers essentiels de la nation à distance. « Comme tout être humain, il y a des moments où on peut se sentir fatigué », a justifié Amadou Oury Bah, insistant sur le besoin de reconstruction du président avant la reprise des grands chantiers de la Ve République. Ce discours de transparence vise à désamorcer les inquiétudes de l’opposition qui commençait à dénoncer un flou institutionnel préoccupant en plein mois de Ramadan.Le compte à rebours pour son retour est désormais lancé.
La Primature a annoncé que le général d’armée est attendu dans la capitale guinéenne ce vendredi 6 mars 2026 aux alentours de 11 heures. Ce retour physique sera scruté de près par une population en attente de réponses face aux difficultés économiques et aux récentes crises de liquidités. En officialisant cette pause médicale et de repos, le gouvernement tente de normaliser l’image du dirigeant, tout en préparant le terrain pour un retour aux affaires qui s’annonce déjà chargé de défis sociaux et diplomatiques.


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