Le prestigieux concours Miss Cameroun traverse une nouvelle zone de turbulences. Ce 25 février, le Comité d’organisation (Comica) a tranché : Josiane Golonga, élue Miss Cameroun 2025, est officiellement destituée de son titre. Dans un communiqué au ton sans appel diffusé sur les réseaux sociaux, l’institution dirigée par Ingrid Solange Amougou justifie cette décision radicale par un « examen minutieux de sa conduite ». Derrière la formule diplomatique se cachent des griefs précis : absences répétées aux événements officiels et, plus grave encore, des propos jugés irrespectueux envers l’organisation.
Cette éviction brutale met en lumière les relations souvent orageuses entre le Comica et ses lauréates, un feuilleton qui passionne autant qu’il divise l’opinion publique camerounaise. Pour le comité, il s’agit de préserver l’image de marque d’un concours qui se veut le reflet de l’élégance et de la discipline républicaine. En frappant fort contre Josiane Golonga, le Comica envoie un message clair aux futures candidates : la couronne n’est pas seulement un attribut esthétique, mais un contrat de représentation exigeant dont le non-respect entraîne une déchéance immédiate.Au-delà de la polémique médiatique, cette destitution pose la question de la gestion du « service après-vente » des reines de beauté en Afrique centrale.
Si les fans de la désormais ex-Miss crient à la sévérité excessive, les observateurs avertis y voient une volonté de l’organisation de reprendre la main sur une communication qui lui échappait. Alors que le processus de remplacement s’enclenche, cet incident souligne une fois de plus la fragilité du statut de Miss, coincé entre les exigences contractuelles d’un comité influent et les aspirations personnelles de jeunes femmes propulsées sous les projecteurs.


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