Le Gabon franchit une étape décisive dans la modernisation de son infrastructure énergétique et hydraulique. Sous l’impulsion de Philippe Tonangoye, ministre de l’Accès Universel à l’Eau et à l’Énergie, une série de réformes structurelles est en cours, marquée notamment par la scission stratégique de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) en deux entités distinctes. Cette réorganisation vise à optimiser la gestion sectorielle et à favoriser une meilleure intégration des acteurs via des fusions-absorptions, promettant une efficacité accrue dans la fourniture de services essentiels.
Le plan d’action gouvernemental s’appuie sur une enveloppe globale de 86 milliards de francs CFA, répartie entre 19 projets énergétiques (73 milliards) et 29 chantiers hydrauliques (13 milliards). L’ambition est claire : stabiliser et étendre le réseau dans les pôles urbains majeurs tels que Libreville, Port-Gentil, Oyem et Franceville. L’acquisition imminente de 57 000 compteurs électriques et de 590 compteurs d’eau de nouvelle génération témoigne de cette volonté de rationalisation, tout en luttant fermement contre les branchements illicites qui pèsent sur les finances publiques.
Au-delà des métropoles, le gouvernement cible les zones rurales avec la réhabilitation de 600 adductions d’eau villageoises (AEV). À Libreville même, l’effort se concentre sur l’éradication des « points noirs » de l’éclairage public et la remise en service de 100 bornes fontaines. Ces interventions concrètes, doublées du remplacement de câbles haute tension vieux de plus de cinquante ans, illustrent une stratégie de rattrapage infrastructurel visant à assurer un accès pérenne et sécurisé aux ressources vitales pour l’ensemble des Gabonais.


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