Au sud de la capitale gabonaise, le béton et les grues dessinent les contours d’une ambition renouvelée. L’Université des Sciences de la Santé (USS), institution pivot de la formation médicale dans la sous-région, connaît actuellement une extension sans précédent. Sous l’impulsion du président Brice Clotaire Oligui Nguema, le chantier avance à un rythme soutenu, transformant le campus d’Owendo en un véritable pôle de modernité. L’objectif est clair : répondre à l’engorgement des facultés et mettre un terme à l’obsolescence des infrastructures qui entravait jusqu’ici le rayonnement de l’établissement.

Le projet ne se contente pas d’une simple mise aux normes. Avec la construction d’un amphithéâtre de 600 places, de nouvelles salles de classe et de dortoirs intégrés, l’exécutif mise sur une approche globale de la vie étudiante. Il s’agit de structurer un cadre d’apprentissage sécurisé et optimal pour une jeunesse gabonaise de plus en plus exigeante. Pour le Palais de la Rénovation, investir dans les murs de l’USS est un message politique fort : la souveraineté sanitaire du pays passe d’abord par la qualité de ses amphithéâtres et la capacité à former, sur place, l’élite médicale de demain.Au-delà de l’aspect architectural, cette offensive infrastructurelle s’inscrit dans une stratégie de développement à long terme. En renforçant les capacités d’accueil et de formation, le Gabon cherche à limiter les évacuations sanitaires coûteuses et à stabiliser son système de santé par le haut.
Ce chantier de l’USS devient ainsi la vitrine d’un enseignement supérieur qui se veut plus performant et en adéquation avec les réalités du terrain. Si le défi de la maintenance de ces nouveaux équipements reste entier, la dynamique actuelle marque une volonté de rupture avec l’immobilisme des années passées.


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