La gendarmerie départementale de la Haute-Mbanio a mis fin, ce mardi 31 mars 2026, à un calvaire familial qui défie l’entendement. Sosthène Bakissi Bakissi, un homme de 50 ans, a été interpellé après la découverte de violences sexuelles répétées sur ses propres filles, âgées de seulement 10 ans. Devant les enquêteurs, l’accusé est passé aux aveux, décrivant une dérive qu’il attribue de manière glaçante à un « esprit machiavélique ». Ce passage à l’acte, qui durerait depuis plusieurs années selon les premiers éléments de l’enquête, a transformé le foyer familial, censé être un sanctuaire de protection, en un lieu de prédation absolue.
La révélation de ces faits d’une gravité exceptionnelle a été rendue possible grâce à une intervention coordonnée des autorités, alertées par des signaux qui ont fini par briser la loi du silence. Sosthène Bakissi Bakissi aurait cyniquement abusé de son autorité parentale pour réduire sa progéniture à l’état d’objets, imposant des actes traumatiques à répétition. Ce dossier met en lumière la vulnérabilité extrême des mineurs face à l’ascendant psychologique et physique d’un parent, soulignant la perversion d’un lien sacré détourné à des fins criminelles au sein de la cellule la plus intime de la société.Au sein de la communauté locale, l’émotion a laissé place à une indignation profonde et une condamnation sans équivoque. Ce drame ébranle les consciences et rappelle que l’inceste reste l’un des tabous les plus destructeurs de notre tissu social. En réaction, les autorités gabonaises ont tenu à réaffirmer leur tolérance zéro face aux violences sexuelles sur mineurs. Cet engagement institutionnel vise non seulement à punir sévèrement les coupables, mais aussi à garantir que les droits fondamentaux des enfants soient placés au sommet des priorités de la sécurité publique et de la justice nationale.
Cette affaire tragique repose avec acuité la question des violences intrafamiliales et de l’efficacité des mécanismes de veille citoyenne. Elle démontre l’urgente nécessité de renforcer les dispositifs de protection de l’enfance et de libérer la parole au sein des communautés pour détecter plus précocement de tels sévices. Alors que l’enquête se poursuit pour déterminer l’étendue réelle des préjudices subis par les victimes, ce drame de la Haute-Mbanio agit comme un électrochoc, appelant à une vigilance collective accrue pour qu’aucune autorité, fût-elle parentale, ne puisse plus servir de bouclier à l’innommable.
Moore, Journaliste stagiaire


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