Le prestige de la salle d’audience de la Cour suprême de Dakar a retrouvé, ce jeudi 22 janvier 2026, tout son éclat solennel. Sous la présidence du chef de l’État, le Sénégal a célébré sa rentrée des Cours et Tribunaux, un rendez-vous institutionnel majeur qui marque le début de l’année judiciaire. Devant un parterre de magistrats en toges rouges et noires, de diplomates et de hauts dignitaires, cette cérémonie a servi de tribune pour réaffirmer le rôle de la justice comme pilier inébranlable de la démocratie sénégalaise.
Au-delà du protocole, cette rencontre a surtout permis de fixer le cap d’une année placée sous le sceau de la responsabilité partagée et du renforcement de l’État de droit.Pour les autorités, cette rentrée n’est pas une simple formalité mais le point de départ d’une transformation profonde. L’ambition affichée est claire : rompre avec l’image d’une justice lointaine pour bâtir un service public plus lisible et plus accessible pour le justiciable. Le message présidentiel a insisté sur la nécessité de concevoir l’appareil judiciaire comme un rempart pour les citoyens, opérant dans le respect strict des droits fondamentaux et des équilibres républicains. Il s’agit de réconcilier le Sénégalais avec ses tribunaux en garantissant une équité qui ne souffre d’aucune contestation.L’innovation technologique s’est imposée comme le cœur battant des réformes annoncées. À travers un vaste programme de modernisation numérique, l’État sénégalais s’engage dans une course contre la lenteur administrative.
L’informatisation des procédures et la dématérialisation des dossiers visent un objectif pragmatique : la maîtrise des délais et une célérité accrue dans le traitement des affaires. En réduisant les temps d’attente qui empoisonnent souvent le quotidien des justiciables, le Sénégal entend consolider la rigueur et la transparence, piliers indispensables pour restaurer une confiance durable envers l’institution.Enfin, cette rentrée judiciaire a souligné le lien indissociable entre une justice forte et la paix sociale. Dans un contexte sous-régional parfois tourmenté, le Sénégal mise sur la stabilité de ses institutions pour garantir son développement.
En dotant les magistrats d’outils modernes et performants, le pouvoir exécutif réaffirme sa volonté de préserver la sérénité du pays. Cette quête d’excellence judiciaire se veut le garant de la sécurité des investissements et, plus largement, de l’harmonie nationale. Une justice mieux outillée est, plus que jamais, le socle sur lequel repose l’avenir de la République.


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