Le complexe hôtelier de la Sablière a été le théâtre, ce samedi 11 avril 2026, d’un tournant décisif pour la santé publique gabonaise. Sous le haut patronage de la Première Dame, Zita Oligui Nguema, les travaux consacrés à l’élaboration du Plan d’accélération pour la réduction des décès maternels ont livré une feuille de route ambitieuse. Fruit d’une collaboration étroite entre le ministère de la Santé et les partenaires du système des Nations Unies, ce plan marque la fin des constats pour laisser place à une offensive stratégique. L’objectif est clair : briser le paradoxe d’un pays où, malgré un fort taux d’accouchements assistés, trop de mères perdent encore la vie en donnant la naissance.
La stratégie adoptée repose sur un premier pilier politique fort : l’élévation de la lutte contre la mortalité maternelle au rang d’urgence nationale. Cette volonté se traduira par la création d’un observatoire de suivi et une mobilisation financière accrue. Comme l’a rappelé Sennen Hounton de l’UNFPA, « sauver une mère, c’est sauver une nation ». Pour l’OMS, cette situation n’est pas une fatalité puisque la quasi-totalité de ces décès est évitable. L’engagement de l’État vise donc à transformer cette certitude médicale en une réalité statistique sur l’ensemble du territoire, faisant du droit à la vie une promesse tenue pour chaque citoyenne.Le deuxième axe majeur cible la vulnérabilité des adolescentes et des jeunes femmes. À travers ce plan, le gouvernement s’engage à garantir un accès gratuit et continu aux services de santé reproductive, tout en luttant contre les pratiques néfastes. L’innovation réside dans l’accompagnement holistique — médical, social et éducatif — des jeunes filles enceintes. En protégeant cette frange de la population particulièrement exposée aux risques, le Gabon s’assure de ne laisser aucune future mère sur le bord du chemin, transformant l’accès aux soins en un levier de justice sociale et d’autonomisation.Enfin, la modernisation du système de santé constitue le socle opérationnel de cette réforme.
Le renforcement des plateaux techniques, le déploiement de personnel qualifié et l’usage de technologies telles que la télémédecine sont au cÅ“ur du troisième pilier. Le geste symbolique de la Première Dame, remettant 40 000 carnets de santé mère-enfant, illustre cette volonté de rigueur dans le suivi médical. En dotant les structures sanitaires d’outils de traçabilité performants et de moyens d’intervention rapides, le Gabon réaffirme sa responsabilité collective : garantir à chaque femme le droit fondamental de donner la vie sans risquer la sienne.


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