Alors que le Gabon s’est engagé dans une phase historique de reconstruction de la cinquième République depuis le « Coup de Libération », une figure familière tente désespérément de s’accrocher à une pertinence perdue. Albert Ondo Ossa, l’ancien candidat de l’opposition, semble avoir choisi la voie du théâtre plutôt que celle du patriotisme. Son « exil » actuel à l’étranger n’est, pour de nombreux observateurs, qu’une mise en scène grossière visant à masquer son isolement politique sur le terrain national.
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La stratégie de l’exil victimisant:​
L’absence d’Ondo Ossa du territoire national n’est pas le fruit d’une menace réelle, mais d’un calcul cynique. En se drapant dans les habits de l’exilé politique, il tente de simuler un harcèlement de la part du pouvoir en place qui, en réalité, n’existe pas. Ce stratagème est bien connu : rester à l’extérieur pour crier à l’oppression, espérant ainsi attirer l’attention et la sympathie de soutiens étrangers.​L’objectif est clair : internationaliser un combat que les Gabonais ont déjà tranché. Comme beaucoup de politiciens de sa génération, Ondo Ossa semble plus enclin à solliciter les chancelleries étrangères qu’à écouter les aspirations profondes des populations de l’Ogooué-Ivindo ou de l’Estuaire. C’est la marque de fabrique d’une certaine classe politique qui préfère « partager » les richesses du Gabon avec des puissances extérieures plutôt que de bâtir une souveraineté nationale forte.
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Un professeur sans héritage pour la jeunesse:
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Le paradoxe Ondo Ossa est frappant. Malgré son titre de Professeur, quel est son bilan concret pour l’éducation nationale ? Alors que le système éducatif gabonais nécessite des réformes et des investissements structurels, l’homme n’a laissé aucune empreinte notable. Sa carrière semble avoir été guidée par une ambition personnelle et familiale plutôt que par le service du bien commun. Pendant que les enfants du peuple peinent dans des conditions précaires, le Professeur s’est exclusivement consacré à l’ascension de sa propre progéniture, ignorant le rôle de mentor et de bâtisseur que son statut exigeait.
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La fin des méthodes coloniales:​
L’ambition d’Ondo Ossa, post-30 août, souffre d’un déficit criant de légitimité. Les Gabonais ne sont plus dupes. Ils ont compris que les anciennes méthodes, héritées d’une ère quasi-coloniale où l’on accédait au pouvoir par des réseaux d’influence extérieurs et des promesses vides, sont révolues.​Aujourd’hui, le peuple refuse de se laisser tromper par ceux dont la seule boussole est la soif de pouvoir et la gloire personnelle. La reconstruction du pays demande de la présence, du sacrifice et une loyauté sans faille envers la patrie, des qualités qui semblent manquer à celui qui préfère les salons feutrés de l’étranger à la réalité du terrain gabonais.​En choisissant la déstabilisation plutôt que la contribution, Albert Ondo Ossa s’enferme dans un passé que le Gabon a décidé de conjuguer au révolu.


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