À Ntoum, véritable poumon hydraulique de la région de Libreville, la situation frise l’absurde et suscite une colère noire chez les riverains. Tandis que de nombreux quartiers subissent des pénuries d’eau chroniques, des milliers de mètres cubes d’eau potable s’échappent quotidiennement d’un château d’eau défectueux, inondant les sols au lieu de remplir les robinets. Ce spectacle de gaspillage à ciel ouvert, devenu le symbole d’une maintenance défaillante, exaspère une population contrainte de multiplier les stratagèmes pour s’approvisionner en liquide précieux.
Un paradoxe insupportable pour les populations:
Le contraste est saisissant : sous la structure qui fuit à gros bouillons, des pères et mères de famille s’activent avec des bidons vides, espérant recueillir quelques litres de cette ressource qui leur fait cruellement défaut à domicile. Pour les habitants de Ntoum, voir cet « or bleu » se perdre dans la nature est une insulte à leur précarité quotidienne. Ce dysfonctionnement technique met en lumière l’état de délabrement de certaines infrastructures de stockage, alors même que la demande en eau potable ne cesse de croître avec l’extension urbaine de la localité.
L’urgence d’une intervention de la SEEG:
Face à ce désarroi, les regards se tournent désormais vers la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). L’absence de réaction rapide pour colmater cette fuite massive alimente les doutes sur la capacité de l’opérateur à gérer efficacement le réseau de distribution. Au-delà de la perte financière pour l’entreprise, c’est l’impact social et sanitaire qui inquiète les leaders communautaires. Pour Ntoum, la réparation de ce château d’eau n’est plus une simple opération technique, mais une urgence vitale pour restaurer la confiance et la dignité des usagers.


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