Le rideau est tombé sur le volet judiciaire de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. Un mois après le sacre des Lions de l’Atlas face au Sénégal, l’ambiance n’est plus à la fête dans les prétoires marocains. Ce jeudi soir, la justice a rendu son verdict concernant les dix-huit supporters interpellés lors des incidents du 18 janvier dernier. Les condamnations, allant de trois mois à un an de prison ferme, sonnent comme une volonté de fermeté de la part de Rabat. En assortissant ces peines de privation de liberté à des amendes financières, les autorités chérifiennes envoient un message clair : l’organisation réussie de la compétition ne saurait occulter les dérapages sécuritaires constatés en marge des stades.
Le détail des sentences révèle une gradation de la sévérité, signe d’une individualisation des fautes par les magistrats. Neuf prévenus, jugés comme les principaux instigateurs des troubles, ont écopé de la peine maximale d’un an d’emprisonnement, tandis que les autres ont vu leurs condamnations s’échelonner selon la gravité des actes reprochés. Parmi les condamnés, le cas d’un ressortissant étranger, sanctionné pour un jet de projectile, illustre la politique de tolérance zéro appliquée durant le tournoi. Cette rigueur judiciaire vise non seulement à clore l’épisode de la CAN, mais aussi à dissuader toute résurgence du hooliganisme, un fléau que le royaume tente d’éradiquer dans sa stratégie de promotion du sport national.Cette décision intervient dans un contexte où le Maroc cherche à consolider son image de terre d’accueil irréprochable pour les grands événements mondiaux.
Si la finale a été un succès populaire, la gestion des débordements post-match restait un point d’ombre que l’exécutif se devait de traiter avec célérité. En confirmant ces sanctions, l’appareil judiciaire marocain appuie la doctrine sécuritaire du ministère de l’Intérieur, quitte à susciter des débats sur la proportionnalité des peines. Pour les observateurs, ce verdict marque la fin définitive d’une compétition qui, au-delà du terrain, aura testé la capacité du royaume à concilier ferveur populaire et maintien de l’ordre public.


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