La capitale gabonaise s’apprête à faire peau neuve. À travers un communiqué officiel, l’édile de Libreville, Pierre-Mathieu Obame Etoughe, a lancé une vaste offensive contre l’insalubrité et l’insécurité qui ternissent l’image de la ville. Les principaux axes, du boulevard de l’Indépendance à la Nationale 1, en passant par le Nord de Libreville, sont dans le viseur de la municipalité. Cette initiative ne se limite pas à un simple coup de balai ; elle s’appuie sur un arsenal juridique rigoureux, incluant la loi sur la décentralisation de 2015 et le règlement sanitaire de 2000, pour responsabiliser aussi bien les opérateurs économiques que les résidents.Au cœur de cette stratégie, l’exigence est à l’esthétisme et à la fonctionnalité.
Les propriétaires et commerçants sont désormais tenus d’entretenir leurs devantures, de ravaler leurs façades et, surtout, d’installer des systèmes d’éclairage opérationnels. L’objectif est double : redonner à Libreville son lustre d’antan tout en renforçant la sécurité urbaine à la tombée de la nuit. Pour le maire, l’embellissement de la cité est une œuvre collective où chaque citoyen doit devenir un acteur de la transformation de son cadre de vie.Toutefois, la municipalité ne compte pas se reposer sur le seul civisme des Librevillois. Une brigade municipale dédiée sera déployée pour s’assurer du respect scrupuleux de ces directives.
Le communiqué est clair : tout contrevenant s’expose à des sanctions fermes prévues par la loi. Cette mise en demeure marque le début d’une nouvelle ère pour la capitale, où la rigueur administrative se mêle à une ambition de rayonnement régional. Reste à voir si cette « brigade de la propreté » saura pérenniser ce changement sur le long terme.


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