La capitale gabonaise a pris des airs de chantier citoyen ce samedi 28 février, sous l’impulsion de la mairie du 2e arrondissement. Réunis au rond-point de la Démocratie, véritable épicentre de cette mobilisation, des dizaines de jeunes ont répondu à l’appel du 1er maire adjoint, Vivien Gildas Mayombo, et de la 2e maire adjointe, Célestine Dikeke. Munis de pelles, de râteaux et de brouettes, ces volontaires ont investi l’espace urbain avec une détermination claire : transformer leur cadre de vie immédiat. Cette initiative ne se limite pas à un simple coup de balai ponctuel ; elle marque la volonté des autorités municipales d’instaurer une gestion de proximité plus réactive, où l’engagement des riverains devient le premier rempart contre l’insalubrité rampante.
L’organisation de cette journée a reposé sur une stratégie de quadrillage méthodique. Répartis en brigades de cinq membres à travers les secteurs névralgiques de l’arrondissement, les jeunes participants ont opéré sous une coordination rigoureuse pour garantir l’efficacité de l’assainissement. Pour soutenir cet effort collectif, la municipalité a misé sur une logistique de proximité, assurant rafraîchissements et collation aux équipes sur le terrain. Cette approche participative vise à recréer un lien d’appartenance entre les citoyens et leur environnement, tout en palliant les insuffisances structurelles de la collecte des déchets par une action communautaire encadrée et motivée.
Au-delà de l’aspect technique, ce mouvement s’inscrit dans une trajectoire politique nationale plus vaste. En invoquant la vision du président Brice Clotaire Oligui Nguema, les élus locaux ont rappelé que la propreté des villes est désormais érigée au rang de priorité patriotique. Ce « sursaut citoyen » du 2e arrondissement se veut le laboratoire d’une culture durable de la salubrité, où l’État et la jeunesse avancent de concert. Pour les observateurs librevillois, le défi reste toutefois de pérenniser cette ferveur, afin que ces opérations ne soient pas de simples parenthèses, mais le socle d’un nouveau contrat social urbain fondé sur la responsabilité collective.


Commentaires