C’est un ouf de soulagement qui parcourt désormais les quartiers du troisième arrondissement de la capitale gabonaise. Après des années d’un enclavement qui ne disait pas son nom, les engins de génie civil ont enfin pris possession de l’axe PK8-2 Écoles-Nyali. Ce tronçon, autrefois redouté par les usagers pour ses nids-de-poule abyssaux et ses bourbiers impraticables en saison des pluies, entame sa mue. Pour les populations riveraines, le lancement de ces travaux de réhabilitation marque la fin d’une ère de « galère » quotidienne, transformant un trajet autrefois héroïque en une simple formalité de transport urbain.
Au-delà du confort de conduite, l’impact économique de ce chantier se fait déjà ressentir dans le portefeuille des ménages. Les transporteurs clandestins et les propriétaires de véhicules particuliers, qui voyaient leurs budgets d’entretien s’envoler à cause de l’état de la chaussée, respirent enfin. Une route praticable, c’est avant tout une baisse mécanique des coûts logistiques, une meilleure fluidité pour le commerce de proximité et une sécurité accrue pour les élèves se rendant aux établissements environnants. En facilitant la mobilité, ce projet redonne de l’oxygène à une économie locale qui ne demandait qu’une infrastructure fiable pour prospérer.Cette offensive sur le front des infrastructures de quartier illustre une volonté affichée des autorités de coller au plus près des préoccupations pragmatiques du citoyen.
Loin des mégaprojets parfois déconnectés des réalités sociales, la réhabilitation de l’axe Nyali se veut une réponse directe aux attentes de bien-être et de dignité des habitants. Ce tournant dans la gestion de la mobilité urbaine démontre qu’une infrastructure de qualité est le premier levier de la justice sociale. Alors que le bitume commence à recouvrir les stigmates du passé, c’est tout un bassin de vie qui s’apprête à changer de visage, plaçant le quotidien des Gabonais au centre des priorités nationales.


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