La cité du Grand Blanc a vibré, ce samedi 28 février, au rythme de la première édition du Cross de l’Équateur. Dans une ambiance électrique, près de 2 000 coureurs ont pris d’assaut les artères de Lambaréné, transformant le chef-lieu du Moyen-Ogooué en capitale éphémère de l’athlétisme national. Pour les organisateurs de l’Office National du Développement du Sport (ONDSC), le pari de la mobilisation est largement remporté : l’affluence, portée par une jeunesse enthousiaste et une logistique sans faille, a dépassé les prévisions initiales.
Cet événement ne s’est pas contenté d’être une simple compétition, mais s’est mué en une véritable célébration de la cohésion sociale sous le soleil équatorial.Au-delà de la performance pure, c’est la participation féminine qui a marqué les esprits lors de cette édition inaugurale. Des centaines de femmes, venues des quatre coins de la province et de l’hinterland, ont pris le départ avec une détermination qui a forcé l’admiration du public. Cette présence massive souligne l’aspiration croissante des Gabonaises à s’approprier l’espace public par le sport, faisant du Cross de l’Équateur un levier d’inclusion et de santé publique. Les records de participation établis ce week-end posent les jalons d’un rendez-vous qui, s’il se pérennise, pourrait rapidement devenir une étape incontournable du calendrier sportif sous-régional.
Alors que les lauréats savourent leurs trophées, les regards se tournent déjà vers l’avenir. Le succès de cette « première » à Lambaréné envoie un signal fort sur la vitalité des provinces gabonaises lorsqu’elles bénéficient d’événements d’envergure. Pour les autorités sportives, le défi sera désormais de transformer cet essai en un rendez-vous pérenne, capable d’attirer des athlètes de haut niveau tout en conservant son ancrage populaire. En attendant l’édition 2027, la province du Moyen-Ogooué peut s’enorgueillir d’avoir prouvé que le sport reste, plus que jamais, un vecteur de rayonnement territorial indéniable.


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