En visite sur le chantier de ce quartier populaire de la capitale ce 16 janvier, le ministre des Travaux publics a affiché sa satisfaction. Entre béton armé et aménagements paysagers, le projet d’Akimidjogoni se veut la vitrine d’une modernisation urbaine qui ne sacrifie plus la durabilité au profit de l’urgence.C’est un ballet d’engins de chantier qui a accueilli, ce vendredi, la délégation officielle au cœur du quartier d’Akimidjogoni. Le ministre des Travaux Publics et de la Construction, accompagné du maire de Libreville, Pierre Matthieu Obame Etoughe, est venu prendre le pouls d’un projet scruté de près par les riverains : l’aménagement des voiries de desserte.

Sur place, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Avec un taux d’avancement global de 62 %, le chantier piloté par l’entreprise Mika Services entre dans sa phase décisive. L’objectif est clair : désenclaver cette zone urbaine tout en relevant le défi de la qualité structurelle.L’innovation majeure de ce chantier réside dans l’utilisation du Béton Armé Continu (BAC). Sur les 1 260 mètres linéaires de chaussée de la première phase, ce matériau a été privilégié pour sa résistance accrue face au climat équatorial et à l’érosion.Mais le projet ne se limite pas au simple bitumage. Pour les autorités, il s’agit de repenser la vie de quartier.
Le cahier des charges est impressionnant : -3,5 kilomètres de réseaux d’assainissement pour dompter les eaux pluviales. -Un volet social fort : création d’un terrain de sport, de parkings et de trottoirs sécurisés. – Un aménagement paysager incluant jardins et mobilier urbain (bancs publics).Le ministre a été ferme : ces investissements ne sont pas des interventions isolées, mais s’inscrivent dans une stratégie globale de modernisation de la capitale.
La seconde phase, d’ores et déjà planifiée, viendra compléter ce maillage avec 400 mètres linéaires de chaussée supplémentaires et près d’un kilomètre de canalisations nouvelles.En misant sur une conception alliant matériaux locaux et ingénierie moderne, l’État gabonais tente de mettre fin au cycle des « routes biodégradables ». À Akimidjogoni, l’ambition est de prouver que la transformation du cadre de vie des Librevillois est désormais une réalité concrète, gravée dans le béton.


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