Alors que New Delhi s’impose cette semaine comme l’épicentre mondial de l’intelligence artificielle lors de l’IA Summit, une voix africaine s’y fait entendre avec force : celle du Dr Wenceslas Yaba. Le médiatique patron du Samu social gabonais profite de la vitrine offerte par le Premier ministre Narendra Modi pour lancer un pavé dans la mare numérique. Son diagnostic est sans appel : l’IA n’est plus un luxe de la Silicon Valley, mais une urgence vitale pour les systèmes de santé du Sud. En prônant une « médecine de précision » boostée par les algorithmes, Yaba ne se contente pas de suivre l’air du temps ; il dessine les contours d’une souveraineté sanitaire où la technologie vient pallier les déserts médicaux structurels du continent.
Pour le praticien gabonais, l’IA agit comme un accélérateur de particules pour la recherche et le diagnostic précoce. En réduisant de manière spectaculaire les délais entre la détection d’une pathologie et l’administration du traitement — un gain de temps qui, sous nos latitudes, sépare souvent la vie de la mort — cette révolution technologique offre une seconde chance aux populations les plus vulnérables. Qu’il s’agisse de personnaliser les protocoles contre le cancer ou d’optimiser l’imagerie médicale en temps réel, le Dr Yaba voit dans l’automatisation des processus cliniques un rempart contre l’erreur médicale, citant en exemple les baisses de 15 % de fautes techniques observées en Occident. Un modèle qu’il entend bien acclimater au Gabon, où le Samu social gère déjà 19 établissements.
Cependant, cette « santé 2.0 » ne saurait être un blanc-seing technologique. Wenceslas Yaba prévient : l’efficacité ne doit jamais sacrifier l’éthique ni la protection des données personnelles. Le défi est immense, notamment pour corriger les biais algorithmiques qui pourraient fausser les décisions médicales si la collecte de données reste artisanale. Pour Libreville, l’enjeu de ce sommet indien est donc double : attirer des investissements massifs dans les infrastructures numériques et bâtir une politique de santé publique qui soit, selon ses mots, « résolument plus humaine ». En liant le destin du Samu social gabonais aux innovations de pointe, le Dr Yaba fait le pari que l’IA sera le bras armé d’une médecine enfin inclusive et généreuse.


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