Le suspense a pris fin dans la nuit du vendredi 20 février 2026. Par un décret lu à la télévision nationale, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a officiellement convoqué le corps électoral pour le dimanche 24 mai 2026. Cette date, désormais inscrite au marbre de l’agenda politique, marque la tenue simultanée des élections législatives et communales. Après des mois d’incertitude et de tractations en coulisses, cette annonce vient répondre aux attentes pressantes d’une classe politique guinéenne en quête de visibilité et d’une communauté internationale scrutant de près le respect des engagements pris par Conakry.
Le choix de coupler ces deux scrutins ne relève pas seulement d’une rationalisation des coûts, mais d’une volonté stratégique de refonder l’architecture institutionnelle du pays d’un seul bloc. En renouvelant simultanément l’Assemblée nationale et l’ensemble des conseils communaux, les autorités entendent poser les jalons d’un retour à l’ordre constitutionnel par la base et le sommet. Pour le Palais Mohammed V, il s’agit d’une étape charnière visant à doter la Guinée d’institutions républicaines légitimes, capables de stabiliser une gouvernance démocratique souvent malmenée par les soubresauts de l’histoire récente.La route vers le 24 mai s’annonce cependant semée de défis logistiques et politiques.
La réussite de ce rendez-vous crucial repose désormais sur une course contre la montre pour l’administration électorale, qui doit garantir la transparence et l’intégrité du processus. Si les autorités réaffirment leur volonté d’un scrutin apaisé, la mobilisation de la société civile et le jeu des partis politiques seront les véritables baromètres de cette ambition. En fixant ce chronogramme, Mamadi Doumbouya place la Guinée face à son destin : transformer une promesse de renouveau en une réalité électorale incontestable.


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