Libreville s’est muée, ce 9 mars 2026, en capitale de l’agripreneuriat féminin d’Afrique centrale. Sous l’égide de la Première dame, Zita Oligui Nguema, l’Atelier régional des femmes agripreneures du Bassin du Congo a ouvert ses portes avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Ce rassemblement de jeunes femmes venues du Cameroun, des deux Congo, de Centrafrique et de Guinée équatoriale marque une étape symbolique forte : celle de la reconnaissance du monde rural comme moteur de croissance.
Pour l’épouse du chef de l’État, marraine de l’événement, l’enjeu dépasse la simple formation technique ; il s’agit de structurer une solidarité régionale capable de transformer les villages en pôles de richesse.Dans la lignée de ses vœux pour l’année 2026, Zita Oligui Nguema réaffirme son ancrage auprès des femmes du monde rural, souvent laissées en marge des grands flux financiers urbains. En s’associant à la Fondation de l’Institut Agrobabe, elle mise sur le renforcement des capacités et le partage d’expériences pour briser l’isolement des productrices. Ce « soft power » au féminin, porté par la rhétorique des « graines d’avenir », dessine les contours d’une diplomatie de proximité où le Gabon se positionne comme le pivot de la sécurité alimentaire dans la sous-région. L’initiative vise à prouver que l’avenir des territoires ne se joue pas uniquement dans les bureaux climatisés des capitales, mais dans l’énergie de celles qui travaillent la terre.
L’implication de l’OIF dans ce projet souligne également la volonté de Libreville de diversifier ses partenariats stratégiques tout en restant ancrée dans l’espace francophone. Pour les participantes, ces journées de coopération sont une opportunité de professionnaliser leurs projets et d’accéder à des réseaux de financement jusqu’ici hors de portée. Au-delà des discours, le succès de cet atelier se mesurera à sa capacité à générer des emplois durables et à freiner l’exode rural. En faisant de l’agripreneuriat féminin son cheval de bataille, la Première dame gabonaise envoie un message clair : le développement du Bassin du Congo sera agricole, féminin, ou ne sera pas.


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