Le Gabon s’apprête à franchir une étape décisive dans la diversification de son économie forestière. Le ministre des Eaux et Forêts a récemment tenu une séance de travail stratégique avec les équipes de BIOKOUMÉ, marquant la conclusion de deux années de recherches intensives. Cette première phase scientifique a confirmé le potentiel exceptionnel de l’Okoumé — essence emblématique du bassin du Congo — et de sa résine. Grâce à l’identification d’extraits aux vertus biologiques prometteuses, un premier actif dédié aux secteurs de la cosmétique et de la santé est désormais prêt à conquérir les marchés internationaux.

Une industrialisation axée sur la durabilité:
Loin de se limiter à la simple exportation de bois brut, Libreville mise désormais sur la valorisation moléculaire de ses ressources. La phase II du projet, dont les bases ont été jetées lors de cette rencontre, s’articule autour d’une stratégie de croissance intégrée. L’accent est mis sur la protection du patrimoine génétique de l’Okoumé et la mise en place d’une traçabilité rigoureuse, garantissant que l’exploitation de la résine ne compromette pas la pérennité du massif forestier gabonais. Cette approche s’inscrit dans la volonté nationale de concilier exploitation des ressources naturelles et exigences écologiques mondiales.
Un levier d’inclusion pour les populations locales:
Au-delà de l’innovation scientifique, cette nouvelle filière se veut un moteur de développement social et inclusif. Le déploiement de la phase II prévoit une structuration de la collecte de résine visant directement la création d’emplois en zones rurales. Le projet cible prioritairement les femmes et les jeunes, piliers de l’économie informelle en forêt, pour les intégrer dans une chaîne de valeur structurée et durable. En transformant la sève de l’Okoumé en un produit à haute valeur ajoutée, le Gabon espère ainsi générer des revenus directs pour les communautés locales tout en consolidant son leadership vert en Afrique centrale.


Commentaires