Ancien conseiller à la présidence, cet expert du milieu sportif prend les rênes d’un ministère stratégique. Sa mission : transformer le sport gabonais en véritable levier de cohésion nationale et d’influence internationale.À Libreville, le dernier remaniement ministériel a envoyé un signal fort à la nouvelle génération. En confiant le portefeuille des Sports et de la Jeunesse à Ulrich Kessany, les autorités gabonaises misent sur un profil technique qui connaît les rouages de l’administration tout autant que les réalités du terrain.
Pour cet homme de dossiers, habitué à l’ombre des cabinets de conseil, le passage sous la lumière des projecteurs ministériels marque une étape décisive de sa carrière.Ulrich Kessany n’arrive pas en terre inconnue. Ayant officié comme conseiller spécial, il a longtemps observé les blocages structurels qui freinent l’épanouissement des disciplines sportives dans le pays. Sa nomination est perçue par beaucoup comme une volonté de professionnaliser un secteur souvent critiqué pour son manque de visibilité et de résultats constants.Son premier défi sera de taille : restaurer la confiance entre les institutions et les jeunes. Dans un pays où plus de la moitié de la population a moins de 25 ans, le sport n’est pas qu’une affaire de médailles ; c’est un vecteur d’intégration sociale et un rempart contre l’oisiveté.Au-delà de l’aspect social, le nouveau ministre devra porter l’ambition de « rayonnement » voulue par l’exécutif.
Le Gabon, terre de football mais aussi de plus en plus présente sur les circuits d’athlétisme et de sports de combat, souhaite utiliser ses champions comme des ambassadeurs de sa vitalité.Les chantiers qui attendent Ulrich Kessany sont nombreux :La détection des talents : Sortir du « tout-football » pour valoriser les disciplines émergentes.La gouvernance : Assainir la gestion des fédérations pour attirer davantage de sponsors privés.L’infrastructure : Assurer l’entretien et la rentabilité des stades et complexes sportifs à travers le territoire.Le style Kessany se veut « moderne et inclusif ». Dans son entourage, on décrit un homme de dialogue, convaincu que la réussite des politiques publiques passe par une écoute active de la base. En insufflant une nouvelle dynamique à la tête de ce ministère, il joue gros.S’il réussit à transformer l’essai, Ulrich Kessany pourrait bien devenir le visage d’une administration qui se veut plus proche des aspirations concrètes des Gabonais. À Libreville, on attend désormais de voir si le dynamisme affiché lors de sa prise de fonction se traduira par des réformes pérennes.


Commentaires