Le ton est monté d’un cran au Palais Rénovation. Face aux cadres de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, n’a pas caché son exaspération face à l’endémique stress hydrique qui paralyse le Grand Libreville. Égrenant avec précision les zones sinistrées, du Pk6 à Nzeng-Ayong en passant par les cités Mebiame et de la Caisse, le chef de l’État a fustigé l’incapacité de l’opérateur historique à garantir un accès décent à l’or bleu. Pour le locataire du Bord de mer, l’heure n’est plus aux explications techniques mais à une obligation de service public immédiate.
L’échange a pris une tournure particulièrement cinglante lorsque le président a balayé d’un revers de main les justifications théoriques avancées par les techniciens de la SEEG. « Quand je vous l’ai dit, vous avez répondu que c’est la poussée d’Archimède, l’eau va d’abord à la Sablière après ça va remonter », a-t-il ironisé, dénonçant des arguments qu’il juge hors de propos face à la détresse des ménages. Cette sortie souligne la rupture de confiance entre le sommet de l’État et une direction incapable de justifier pourquoi certains quartiers huppés sont privilégiés au détriment de la périphérie populaire, souvent assoiffée pendant des semaines.Note : Le principe d’Archimède, bien qu’essentiel en physique, ne régit pas directement la circulation de l’eau dans un réseau de canalisations sous pression.
En hydraulique urbaine, le mouvement du fluide dépend principalement de la pression différentielle et de la gravité.L’utilisation de ce concept par la SEEG, tel que rapporté, semble être une simplification abusive ou une erreur technique visant à expliquer les défis de la distribution en altitude.Désormais, la SEEG se retrouve au pied du mur, sommée de produire des résultats concrets et rapides. Oligui Nguema exige une refonte de la stratégie de distribution pour mettre fin à ce qu’il perçoit comme une gestion discriminatoire et inefficace de la ressource. Alors que la colère sociale gronde dans les quartiers sous-intégrés, le régime durcit le ton : les explications scientifiques de salon ne suffiront plus à étancher la soif des Gabonais. La direction de la compagnie d’électricité et d’eau sait qu’elle joue désormais sa survie sur la capacité de ses pompes à atteindre les robinets les plus éloignés.Souhaitez-vous que je développe davantage les enjeux financiers liés à la dette de la SEEG ou que je fasse un focus sur les projets d’infrastructures hydrauliques en cours au Gabon ?


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