Malgré les efforts de régulation, une question demeure sur toutes les lèvres dans les marchés et commerces de la capitale : qui respecte encore les tarifs officiels ? Alors que le gouvernement s’efforce de stabiliser le coût de la vie, de nombreux opérateurs économiques semblent s’adonner à un véritable jeu du chat et de la souris avec les agents de la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF).Sur les étals, la réalité est souvent bien loin des grilles tarifaires affichées dans les communiqués officiels.
De nombreux commerçants profitent de l’intervalle entre deux contrôles pour appliquer des marges excessives sur des produits de première nécessité. Dès que les inspecteurs de la DGCCRF quittent les lieux, les prix repartent à la hausse, créant un sentiment d’impunité qui exaspère les ménages gabonais déjà éprouvés par l’inflation.Cette situation met en lumière les limites des contrôles ponctuels face à la ruse de certains opérateurs. Ces derniers rivalisent d’ingéniosité pour dissimuler les prix réels ou justifier des augmentations arbitraires, rendant la mission de régulation particulièrement complexe pour l’administration.Pour les consommateurs, l’homologation des prix ne doit plus être une simple annonce, mais une réalité tangible au quotidien.
La persistance de ces pratiques frauduleuses appelle à un renforcement des mécanismes de surveillance et à une sévérité accrue des sanctions. L’enjeu est de taille : protéger le pouvoir d’achat des citoyens et garantir une équité commerciale sur l’ensemble du territoire.Vers une veille citoyenne renforcéeFace à ce défi, la collaboration entre les services de l’État et la population devient indispensable. La dénonciation des abus et la vigilance constante des associations de consommateurs pourraient constituer un levier supplémentaire pour contraindre les opérateurs au respect des engagements pris avec l’État.


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