Dans une volonté affichée de répondre aux attentes pressantes des populations, le gouvernement gabonais vient de dévoiler une enveloppe budgétaire massive destinée aux services essentiels. Lors de l’émission « Le Gouvernement s’exprime » ce 9 février 2026, le Vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, a annoncé la mobilisation de 23 milliards de FCFA pour le secteur de l’eau, couvrant 17 projets spécifiques, et de 73 milliards de FCFA pour le secteur de l’électricité. Cette offensive financière, qui totalise près de 100 milliards de FCFA, vise à combler les déficits structurels qui pénalisent le quotidien des Gabonais et freinent le développement économique du pays.
L’un des axes majeurs de cette feuille de route est la lutte contre la précarité énergétique et le stress hydrique à travers l’acquisition de 60 000 compteurs. Cette mesure, au-delà de l’aspect technique, porte une dimension sociale forte : elle doit permettre une facturation plus juste et un meilleur contrôle de la consommation pour les ménages. Hermann Immongault a tenu à marteler que cet engagement pris par le Chef de l’État n’est pas « un engagement à la légère », soulignant une prise de conscience au sommet de l’État sur la nécessité de passer des promesses aux réalisations concrètes pour regagner la confiance des administrés.Toutefois, le défi pour Libreville réside désormais dans l’exécution de ces 17 projets dans les délais impartis.
Si les montants annoncés impressionnent, les observateurs restent attentifs à la transparence des procédures de passation de marchés et à l’impact réel sur le terrain, notamment dans les zones périurbaines et l’arrière-pays. Le gouvernement se sait attendu au tournant : avec de tels investissements, la moindre panne prolongée ou pénurie d’eau sera désormais perçue comme un échec de gouvernance. Pour l’exécutif, cette enveloppe est autant un levier de développement qu’un test de crédibilité politique à quelques mois d’échéances cruciales.


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