L’annonce est tombée ce 1er janvier 2026, tel un couperet sur les célébrations de la Saint-Sylvestre. Depuis Koulamoutou, dans l’Ogooué-Lolo, le palais du Bord de mer a dévoilé l’architecture de son nouvel exécutif. Un remaniement de combat, marqué par la suppression définitive de la Primature et l’émergence d’un duo de lieutenants aux pouvoirs élargis pour seconder le Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema.Un duo de choc au sommet:L’un des enseignements majeurs de ce décret présidentiel est la consolidation de l’axe Barro Chambrier – Immongault.
Hugues Alexandre Barro Chambrier confirme son statut d’homme-clé en accédant à la Vice-Présidence de la République. Sa démission préalable du gouvernement n’était donc qu’un prélude à cette ascension institutionnelle.Hermann Immongault, figure montante et diplomate de carrière, devient quant à lui Vice-Président du Gouvernement. En héritant de cette fonction, il s’impose comme le pivot administratif et politique de l’action ministérielle, tout en conservant une influence certaine sur les dossiers régaliens.Le sacrifice du « Banquier » et le retour des politiquesC’est la surprise de ce début d’année : le départ d’Henri-Claude Oyima. Le PDG de BGFIBank, appelé en mai 2025 pour rassurer les marchés et redresser les comptes, quitte l’exécutif après seulement huit mois.
Un signal fort : l’heure n’est plus seulement à l’expertise technique, mais à l’efficacité politique de terrain. C’est son ancien conseiller, Thierry Minko, qui reprend le flambeau stratégique de l’Économie et des Finances.Pour tenir la barre, le chef de l’État s’appuie sur un socle de fidèles au rang de Ministres d’État : Brigitte Onkanowa (Défense Nationale) : Elle demeure le verrou sécuritaire du régime.Camélia Ntoutoume Leclercq (Éducation Nationale) : Inamovible, elle garde la main sur un dossier social explosif.Ulrich Manfoumbi Manfoumbi (Transports) : L’ancien porte-parole de la Présidence monte en grade, récompensé pour sa loyauté et sa force de frappe médiatique.
On note également le maintien de profils techniques à des postes névralgiques comme Mays Lloyd Mouissi (Logement et Urbanisme) et Sosthène Nguema Nguema (Mines), chargés d’accélérer les grands chantiers d’infrastructures.Avec 29 ministres, cette équipe resserrée n’aura pas de période d’observation. En choisissant le 1er janvier pour cette annonce, Brice Clotaire Oligui Nguema impose un rythme de « marche forcée ». L’enjeu est clair : transformer les promesses de la nouvelle Constitution en résultats tangibles pour le panier de la ménagère, alors que l’année 2026 s’annonce déjà comme celle de tous les défis pour la Vème République.Le chiffre : 13. C’est le nombre de nouveaux visages qui intègrent cette équipe, soit un renouvellement de près de la moitié des effectifs.


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