À Libreville, le chef de l’État a annoncé le déblocage des derniers rappels de pensions et le paiement des vacations dues aux agents publics. Une main tendue aux partenaires sociaux alors que les exigences de rigueur budgétaire se font pressantes.C’est un signal fort envoyé au monde du travail et, plus largement, aux retraités de la fonction publique. Dans une déclaration officielle datée du 8 janvier 2026, le président de la République gabonaise, Brice Clotaire Oligui Nguema, a réaffirmé la volonté du gouvernement de solder une partie du passif social qui pèse sur les comptes de l’État depuis plusieurs années.
Une promesse de régularisation totale:
L’annonce phare porte sur le versement de la dernière tranche des rappels de retraites. Ce dossier, particulièrement sensible pour des milliers de familles gabonaises, figurait en tête des revendications syndicales. En s’engageant à clore ce chapitre, le Palais du Bord de Mer espère stabiliser un climat social parfois volatil.Le chef de l’État a également ouvert la porte au règlement de l’ensemble des vacations dues par l’administration. Toutefois, Brice Clotaire Oligui Nguema a assorti cette promesse d’une condition sine qua non : la réalisation d’un audit rigoureux. Une manière pour l’exécutif de s’assurer de la véracité des créances avant de décaisser les fonds publics, dans un souci de transparence et de bonne gouvernance.
L’exigence d’un dialogue serein:
Au-delà de l’aspect purement financier, le ton employé par le président se veut celui de la concertation. Tout en promettant de « payer la facture », il appelle les bénéficiaires et les organisations représentatives à maintenir un « climat apaisé ». « L’État s’engage à payer […], le tout dans un climat apaisé », a insisté le chef de l’État.Cette stratégie de « la carotte et du bâton » illustre la volonté de l’exécutif de mener ses réformes économiques sans la pression de débrayages massifs.
Pour Brice Clotaire Oligui Nguema, l’enjeu est double : restaurer le pouvoir d’achat des seniors et des agents de l’État, tout en préservant une stabilité indispensable pour attirer les investisseurs et consolider la relance économique du pays.Reste désormais à voir avec quelle célérité les services du Trésor public mettront en musique ces directives présidentielles, attendues de pied ferme par les acteurs sociaux.


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