Le rêve de propriété immobilière prend une dimension concrète pour des milliers de foyers gabonais. Ce mercredi 1er avril 2026, la Société Nationale Immobilière (SNI) a officiellement ouvert la commercialisation de 2 500 parcelles viabilisées réparties sur l’ensemble du territoire national. La cérémonie de lancement, orchestrée à Essassa par le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, en présence du ministre de l’Habitat, Mays Mouissi, marque une étape majeure dans la politique sociale du président Brice Clotaire Oligui Nguema, qui a érigé l’accès au logement digne en priorité absolue.Le dispositif frappe par son ambition géographique et son accessibilité financière.
Avec un prix attractif fixé à 5 500 FCFA le m² sur le site pilote d’Essassa, une parcelle standard de 500 m² revient à 2 750 000 FCFA, une tarification étudiée pour coller aux réalités du pouvoir d’achat local. Outre le bassin de Libreville et ses environs (Akanda, Nkok, Bikélé), l’opération s’étend stratégiquement vers Port-Gentil, Franceville et Moanda, confirmant la volonté des autorités de décentraliser l’offre foncière pour désengorger la capitale.Pour la SNI, qui célèbre ses 50 ans d’existence cette année, cette opération est bien plus qu’une simple transaction immobilière ; c’est un acte de refondation urbaine. En injectant 1 500 parcelles rien que sur le site d’Essassa, l’institution publique ne se contente pas de vendre du terrain, elle façonne les nouveaux pôles de vie du Grand Libreville. Cette mise à disposition de parcelles « prêtes à bâtir » vise à couper l’herbe sous le pied de la spéculation foncière sauvage qui a trop longtemps freiné le développement harmonieux des villes gabonaises.
Au-delà des chiffres, cette initiative envoie un signal fort aux investisseurs et aux citoyens sur la capacité de l’État à transformer ses promesses en titres de propriété. En garantissant un cadre légal et technique sécurisé, la SNI offre aux Gabonais l’ancrage nécessaire pour construire leur avenir. À l’heure où la pression démographique s’accentue, ce « plan Marshall » de l’habitat apparaît comme le socle indispensable d’une stabilité sociale durable, prouvant que la terre gabonaise reste le premier patrimoine de ses enfants.


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