LIBREVILLE – L’enquête sur la disparition tragique de Pascal Cameron Loko, 13 ans, a connu une accélération décisive ce vendredi 19 décembre avec l’interpellation de deux suspects clés au commissariat de Nzeng-Ayong.​Le quartier, plongé dans l’angoisse depuis le 18 décembre, a basculé dans l’horreur lors de la découverte du corps sans vie de l’adolescent le lundi suivant. Ce qui semblait être une disparition inquiétante a révélé les contours d’un crime de sang prémédité pour le gain.
Des aveux glaçants:
Le principal suspect, Assoumou Ndong Terence, alias « Rasta », 29 ans, est passé aux aveux. Selon ses déclarations, le meurtre aurait été commandité par un entrepreneur, surnommé « Monsieur Sado », contre une promesse de 1 000 000 de FCFA. Le suspect explique avoir intercepté l’enfant à la sortie d’une boutique avant de le bâillonner et de l’enfermer dans le coffre d’un véhicule, où le jeune Cameron a succombé par asphyxie.​Le récit devient plus sombre encore lorsqu’il évoque la complicité de son frère, « Jo », pour déposer le corps près d’une fosse septique.
Le but ? Permettre aux commanditaires de prélever des organes sur la dépouille. Si Terence reconnaît les faits, son frère nie fermement toute implication, réclamant une enquête approfondie.Face à l’onde de choc nationale, le Président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, a pris la parole pour exprimer sa compassion et sa fermeté. Rappelant que quatre individus sont actuellement entendus, le Chef de l’État a instruit la justice d’être « sans pitié » envers ceux qui s’en prennent aux enfants.​Cette affaire relance avec force le débat sur la sécurité des mineurs et le phénomène des crimes rituels au Gabon. Les enquêteurs poursuivent désormais leurs recoupements pour identifier l’ensemble des commanditaires de cette barbarie.


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