Dans une volonté affichée de dynamiser son rayonnement international, le palais du Bord de mer a porté Marie-Edith Doumbeneny à la tête du ministère des Affaires étrangères. Un choix stratégique qui intervient dans un contexte de reconfiguration des alliances régionales.C’est un visage bien connu des cercles feutrés de l’administration qui s’apprête à franchir le perron du ministère des Affaires étrangères. Marie-Edith Doumbeneny, dont la nomination a été officialisée récemment, hérite d’un portefeuille hautement stratégique.
Sa mission ? Redonner du souffle à la diplomatie gabonaise et consolider le leadership du pays sur l’échiquier continental et mondial.Forte d’une expertise reconnue dans la gestion des dossiers complexes, la nouvelle chef de la diplomatie n’arrive pas en terre inconnue. Sa maîtrise des enjeux géopolitiques actuels est perçue à Libreville comme un atout majeur pour porter la voix du Gabon dans les grandes instances, de l’Union Africaine aux Nations Unies.« Sa nomination traduit une volonté de professionnalisation accrue de l’appareil diplomatique », confie un observateur de la vie politique gabonaise. Entre défense des intérêts économiques nationaux et gestion des relations de bon voisinage, le cahier des charges est dense.
Alors que le Gabon cherche à diversifier ses partenariats et à attirer de nouveaux investissements, Marie-Edith Doumbeneny devra s’atteler à plusieurs chantiers prioritaires :La consolidation des alliances historiques tout en explorant de nouveaux axes de coopération (Asie, Moyen-Orient).Le rayonnement environnemental, le Gabon demeurant un acteur clé du Bassin du Congo sur les questions climatiques.La protection des intérêts gabonais dans une sous-région d’Afrique Centrale en pleine mutation.En choisissant une personnalité au profil technique et aguerri, la présidence de la République mise sur une diplomatie de résultats, capable de conjuguer fermeté sur les principes et pragmatisme dans les échanges internationaux.


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