À Libreville, l’horizon universitaire ne se limite plus aux campus historiques saturés. Le chantier de l’Université des Sciences de l’Éducation (USE) s’impose désormais comme le projet phare de la stratégie de modernisation du système éducatif portée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema. En érigeant cette structure ex nihilo, l’exécutif gabonais ne se contente pas de bâtir des murs ; il dessine les contours d’une politique de développement du capital humain où la formation des formateurs devient le socle de la croissance. Ce projet incarne une volonté de rupture avec les infrastructures d’un autre âge pour embrasser les standards internationaux de l’enseignement supérieur.
Pensée comme une cité universitaire futuriste, l’USE a été conçue pour devenir un pôle d’excellence capable de rivaliser avec les meilleures institutions du continent. Le site prévoit des infrastructures innovantes, intégrant des laboratoires de recherche de pointe et des espaces numériques adaptés aux exigences de la pédagogie du XXIᵉ siècle. Cette approche holistique vise à créer un écosystème où la recherche académique et l’innovation pédagogique se nourrissent mutuellement. Pour les autorités, l’enjeu est de doter le pays d’un outil de souveraineté intellectuelle, capable de produire une expertise locale de haut niveau.Sur le terrain, les engins de chantier s’activent sous une surveillance rigoureuse. Conformément aux orientations présidentielles, le ministère des Travaux publics et celui de l’Enseignement supérieur veillent au grain pour que la qualité des ouvrages soit à la hauteur de l’investissement consenti par l’État. La dynamique actuelle des travaux semble prometteuse, avec une attention particulière portée au respect des délais contractuels. Cette exigence de résultats reflète une nouvelle culture de la gestion des projets publics, où la durabilité du bâti et la fonctionnalité des espaces priment sur les effets d’annonce.
À terme, l’USE promet de transformer radicalement le quotidien des étudiants et du corps professoral en offrant un cadre d’apprentissage enfin digne des ambitions nationales. Au-delà des salles de cours, c’est tout un environnement de travail et de vie qui est ici repensé pour favoriser l’épanouissement intellectuel et la performance administrative. En faisant du désenclavement intellectuel une priorité, le Gabon parie sur une jeunesse formée aux métiers de demain et prête à relever les défis de la mondialisation. Si le calendrier est tenu, l’université pourrait bien devenir la vitrine de la renaissance éducative du pays.


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