Le ministère de l’Éducation nationale a lancé cette semaine une vaste opération de règlement des arriérés de vacations. Une mesure de régularisation technique qui vise à stabiliser le climat social au sein des établissements publics.C’est un ouf de soulagement pour des milliers d’enseignants et de personnels d’encadrement. Après plusieurs mois d’attente, le paiement des vacations — ces indemnités liées aux examens et aux heures supplémentaires — est désormais une réalité comptable. Le ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle chargé de la Formation civique a officialisé le lancement des procédures de règlement sur l’ensemble du territoire.
Un dispositif opérationnel de proximité:
Pour éviter les engorgements administratifs et garantir une fluidité des paiements, les services financiers ont opté pour une stratégie de déploiement en deux temps : Le numérique pour la rapidité : Les virements bancaires ont été enclenchés en priorité, permettant aux bénéficiaires de disposer de leurs fonds dès ce début de semaine. La proximité pour l’efficacité : Dès demain, la distribution des bons de caisse débutera à 10h30 à la Direction centrale des affaires financières (DCAF) pour la province de l’Estuaire (G1). Pour le reste du pays, les Trésoreries provinciales (des zones G2 à G9) prendront le relais pour assurer le paiement au plus près des agents.
Le ministère a toutefois tenu à préciser que l’opération s’effectue de « manière progressive », invitant les personnels à la patience le temps que la chaîne du Trésor traite l’intégralité des dossiers.Un signal de normalisation:Sous la houlette de Camélia Ntoutoume-Leclercq, le département de l’Éducation nationale semble vouloir solder les contentieux financiers qui pèsent sur la sérénité des années scolaires. Pour Libreville, l’enjeu est double : restaurer la confiance avec les partenaires sociaux et garantir la bonne tenue des examens à venir.En s’attaquant de front à cette dette intérieure, les autorités éducatives cherchent à désamorcer les foyers de tension récurrents.
Ce geste, attendu par les syndicats, est perçu comme un gage de bonne volonté dans un secteur où les revendications portent souvent sur l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants.Le défi de la pérennisation:Si l’annonce a été accueillie avec satisfaction, les observateurs du système éducatif gabonais restent attentifs. Le défi pour le ministère sera désormais de pérenniser ces paiements afin d’éviter l’accumulation de nouveaux arriérés. Une gestion rigoureuse et automatisée des vacations est de plus en plus réclamée par les acteurs du terrain pour que ce type d’opération ne soit plus une exception, mais une règle administrative fluide.


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