Dix mois après le plébiscite de Brice Clotaire Oligui Nguema, élu avec 94,85 % des voix, l’heure est à la consolidation des alliances pour le pouvoir de Libreville. Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, ancien porte-parole de campagne et actuel vice-président 2 du CESEC, réaffirme un soutien sans faille, mais lucide, au chef de l’État. Loin de la posture du « kounabelisme » (opportunisme) dénoncée par ses détracteurs, cet acteur majeur de la société civile revendique un engagement de sept ans fondé sur une culture du risque partagée depuis le 30 août 2023.
Pour lui, ce mandat n’est pas celui d’un homme providentiel, mais une responsabilité collective visant à transformer les manquements inévitables en succès tangibles pour le pays.Pour justifier sa fidélité, Foumboula Libeka Makosso met en avant des réformes structurelles qu’il juge inédites dans l’histoire politique du Gabon. Il cite notamment la consécration constitutionnelle de la société civile, de la diaspora et des peuples autochtones lors du référendum de 2024, une avancée qui offre désormais une représentativité réelle au sein des institutions. Sur le front social, le porte-parole souligne l’effort massif de régularisation dans le secteur de l’éducation : près de 6 000 situations administratives d’enseignants ont été traitées entre 2024 et 2025, complétées par le recrutement de 900 jeunes diplômés en sciences. Ces mesures, couplées à la réouverture de concours de la fonction publique gelés depuis une décennie, constituent selon lui le socle d’une « gabonisation » des postes de décision.Au-delà des chiffres, c’est le style de gouvernance du général-président qui semble avoir scellé ce pacte de sept ans.
Foumboula décrit un chef d’État capable de briser les protocoles institutionnels pour échanger directement avec les citoyens, marquant une rupture nette avec la distance quasi monarchique du régime précédent. Cette proximité, perçue comme un gage de sincérité et d’empathie, est présentée comme le moteur d’une vision patriotique plutôt que purement politicienne. En assumant les « mauvais points » comme les bons, le vice-président du CESEC appelle ses compatriotes à une copropriété du bilan : à ses yeux, la réussite de ce septennat dépendra moins des promesses de campagne que de la rigueur mise en œuvre pour corriger les trajectoires au fil de l’eau.


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