Le Palais du Trésor de Libreville s’apprête à accueillir un renfort stratégique. Ce vendredi 3 avril 2026, Luther Steeven Abouna Yangui, Directeur Général de la Comptabilité Publique et du Trésor, a officiellement reçu la 8e promotion de l’Institut de l’Économie et des Finances (IEF). Ce contingent de 49 nouveaux inspecteurs centraux, véritable force de frappe technique, est appelé à intégrer les rouages de l’administration financière dès la semaine prochaine.
Pour une institution au cœur de la souveraineté économique du pays, l’arrivée de ces cadres formés aux standards internationaux marque une étape clé dans la modernisation de la gestion des deniers publics.Sous les ors de la Direction Générale, l’heure était autant à la célébration qu’à l’exhortation. Le patron du Trésor a tenu à saluer l’excellence académique de cette cuvée, portée par sa major, Orphée Divine Pascale Evouna, tout en rappelant la lourdeur des responsabilités à venir. Dans un contexte où la performance de l’État dépend de la fiabilité de ses circuits comptables, Luther Steeven Abouna Yangui a insisté sur les piliers éthiques de la fonction : rigueur, discipline et loyauté. Pour ces jeunes inspecteurs, le passage de la théorie des bancs de l’IEF à la pratique des caisses de l’État s’annonce comme un baptême du feu sous le signe du service public.Cette intégration massive ne relève pas du hasard, mais d’une volonté politique clairement affichée au sommet de l’État. Les nouveaux agents ont d’ailleurs tenu à exprimer leur gratitude envers le président Brice Clotaire Oligui Nguema, dont la politique de dégel des recrutements dans la Fonction publique a permis de rouvrir les vannes de l’emploi pour la jeunesse qualifiée. En investissant dans le capital humain, les autorités gabonaises cherchent à consolider l’ossature d’une administration souvent critiquée par le passé, mais aujourd’hui engagée dans une quête de probité et de responsabilité accrue.
Au-delà du symbole, l’arrivée de cette 8e promotion traduit une ambition de transformation structurelle. En injectant des ressources humaines fraîches et hautement spécialisées, le Trésor Public gabonais entend améliorer la qualité du service rendu aux usagers et optimiser la transparence financière. Pour Libreville, le message est limpide : la relance économique et la crédibilité budgétaire du pays passeront nécessairement par une administration d’élite, capable de conjuguer expertise technique et dévouement à la Nation. Bienvenue dans la cour des grands.


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