Avec une enveloppe de 610 milliards de FCFA et une stratégie de « rupture », Libreville lance une offensive d’envergure pour transformer l’économie gabonaise. Objectif : une prospérité concrète à l’horizon 2030.Le ton est donné. À Libreville, le Plan National de Coordination du Développement (PNCD) et le Plan d’Action Gouvernemental (PAG) 2026 ne sont plus de simples documents de travail, mais le nouveau dogme de l’exécutif gabonais. Sous l’impulsion du chef de l’État, le gouvernement a dévoilé une feuille de route musclée, misant sur une diversification accélérée pour sortir de la dépendance au pétrole d’ici 2030.
610 milliards de FCFA pour trois priorités:
Pour soutenir cette ambition, l’État sort l’artillerie financière. Un investissement global de 610 milliards de FCFA a été sanctuarisé pour financer trois leviers stratégiques : – 135 milliards de FCFA pour la création de cinq fonds stratégiques. – 195 milliards de FCFA dédiés à une centrale d’achat pour optimiser les dépenses publiques. – 280 milliards de FCFA pour un plan avicole d’urgence, pilier de la souveraineté alimentaire.Parallèlement, le gouvernement affiche une ambition fiscale inédite : recouvrer 95 % des recettes prévues. Pour y parvenir, Libreville mise sur une digitalisation agressive des services fiscaux, une lutte sans merci contre la fraude et un élargissement de l’assiette fiscale.
Un calendrier de résultats « flash »:
Pour 2026, les objectifs sont déjà chiffrés et localisés. Le gouvernement promet l’électrification de 50 000 foyers supplémentaires, la création de 150 fermes avicoles pour réduire la facture des importations alimentaires, et un vaste programme de réhabilitation routière touchant chacune des provinces du pays.Avec ce cocktail de rigueur et d’investissements massifs, Brice Clotaire Oligui Nguema joue sa partition de réformateur. Reste à savoir si l’administration saura suivre la cadence imposée par ce nouveau « Plan Marshall » à la gabonaise.


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