À Libreville, le malaise grandit au sein du Conseil National de la Jeunesse du Gabon (CNJG), qui se sent aujourd’hui relégué au rang de simple figurant du paysage associatif. Malgré une mobilisation sans précédent, illustrée par le « Grand Rendez-vous de la Jeunesse » au Palais des Sports ayant réuni plus de 10 000 participants, l’organisation dénonce un manque de considération flagrant de la part des autorités. Pour ses dirigeants, le CNJG ne peut être réduit à une simple association de quartier alors qu’il porte la voix d’une génération entière dans le processus de restauration des institutions nationales.
Le nÅ“ud du problème est avant tout budgétaire et administratif. Les responsables du Conseil s’insurgent contre le blocage systématique des budgets alloués pour les exercices 2023 à 2025, notamment les fonds destinés à la construction et à l’équipement de leur siège social. Les arguments officiels invoquant les « divergences internes » au sein de la structure pour justifier ce gel financier passent mal. « Les désaccords sont inhérents à toute organisation humaine », plaide le CNJG, fustigeant une forme de sanction déguisée qui paralyse ses missions régaliennes de promotion de l’entrepreneuriat et de sensibilisation citoyenne.Aujourd’hui, l’organisation interpelle directement le président Brice Clotaire Oligui Nguema pour sortir de cette impasse.
Entre les campagnes « Un Jeune, 1 Contribution » et la caravane « Zéro Case – Zéro Distraction », le CNJG estime avoir largement prouvé sa loyauté et son utilité publique. En exigeant le respect des engagements financiers inscrits au budget de l’État, le Conseil cherche à s’extirper du statut de « paria institutionnel » pour redevenir le partenaire stratégique incontournable d’un pouvoir qui a placé la jeunesse au cÅ“ur de ses promesses.


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