À la veille de la Journée internationale de la langue maternelle célébrée par l’UNESCO, l’Institut de Formation aux Métiers de l’Éducation (ex-ENS) a vibré, ce vendredi 20 février 2026, au rythme d’une réflexion intellectuelle de haute volée. Sous l’égide du Centre de recherches Appliquées aux Arts et aux Langues (CRAAL), cette journée d’étude a réuni le gotha universitaire gabonais pour penser l’avenir de nos parlers locaux. La conférence inaugurale, magistralement délivrée par la Pre Eugénie Eyeang, a posé les jalons d’un débat nécessaire : comment faire de nos langues nationales des outils de modernité plutôt que des vestiges du passé ?
Les panels, denses et prospectifs, n’ont éludé aucun sujet brûlant de la glottopolitique actuelle. De l’intégration de l’intelligence artificielle et des TICE dans l’enseignement des langues vernaculaires aux enjeux complexes du bi-plurilinguisme, les chercheurs ont démontré que la sauvegarde de l’identité linguistique ne s’oppose pas au progrès technologique. Le consensus issu de ces échanges est clair : l’institutionnalisation réussie des langues maternelles au Gabon ne pourra se faire sans une articulation rigoureuse entre la recherche scientifique de pointe, des pratiques pédagogiques innovantes et, surtout, une volonté politique sans faille.Cette dynamique scientifique s’inscrit en droite ligne avec la vision portée au plus haut sommet de l’État.
Le Président de la République, qui a fait de la valorisation du patrimoine immatériel un axe fort de son mandat, voit dans cette éclosion intellectuelle un levier de cohésion sociale et de développement. En érigeant la recherche en force de proposition, cette journée de réflexion a prouvé que l’université gabonaise est prête à éclairer l’action des décideurs. À l’heure où l’identité nationale cherche ses nouveaux repères, la science vient rappeler que nos langues sont le socle sur lequel se bâtit l’avenir de la Nation.


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