Longtemps délaissé, le système éducatif gabonais fait l’objet, depuis l’avènement de Brice Clotaire Oligui Nguema au Pouvoir, d’une thérapie de choc. Loin des effets d’annonce, les autorités de Libreville ont lancé une offensive sur tous les fronts : de la réhabilitation des amphithéâtres mythiques à la construction de salles de classe de proximité. L’objectif ? Réconcilier la jeunesse avec son avenir.
L’offensive sur les infrastructures : en finir avec le surpeuplement
Le premier pilier de cette stratégie repose sur une remise à niveau matérielle sans précédent. Sur l’ensemble du territoire, 196 salles de classe ont été construites ou rénovées. Ce chiffre, plus qu’une statistique, représente une bouffée d’oxygène pour des établissements autrefois asphyxiés par la surcharge des effectifs.Parallèlement, le gouvernement s’est attaqué aux « dinosaures » de l’enseignement supérieur. L’Université Omar Bongo (UOB), l’USTM de Masuku et le CUSS font peau neuve. Ces travaux de réfection visent à restaurer la dignité académique et à offrir aux étudiants un environnement propice à la recherche.
Équité et bourses : le retour de l’ascenseur social
La décision la plus emblématique reste sans doute le rétablissement des bourses dans les lycées et collèges. En remettant ce levier en place, l’État gabonais envoie un signal fort aux familles les plus modestes : l’excellence académique redevient un moteur de promotion sociale, indépendamment des revenus des parents.Une logique d’impact transversale:Le Chef d’Etat a compris que la brique ne suffit pas sans la vision. Cette approche se veut intégrée autour de quatre axes majeurs :Accès : Une présence accrue sur tout le territoire;Qualité : Des infrastructures modernes et une formation des enseignants renforcée; Pertinence : Un alignement progressif des curricula sur les besoins réels de l’économie gabonaise;Équité : Une redistribution des chances via les bourses scolaires.
En plaçant l’éducation au sommet de ses priorités, Libreville ne se contente pas de bâtir des murs ; elle tente de restaurer le contrat social entre la Nation et sa jeunesse.


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