Dans le 2ᵉ arrondissement de Libreville, le désenclavement des quartiers populaires franchit une nouvelle étape. La future voie secondaire reliant Martine Oulabou au quartier Cocotier est désormais entrée dans sa phase finale de livraison. Longue de près de 500 mètres, cette artère, bien que modeste par sa taille, revêt une importance stratégique pour la mobilité locale. Pour l’exécutif, l’enjeu est de multiplier ces « coutures urbaines » afin de décharger les axes principaux souvent saturés et d’offrir aux riverains des solutions de déplacement plus directes et sécurisées au sein d’un tissu urbain historiquement dense et difficile d’accès.

Ce projet, dont la maîtrise d’ouvrage a été confiée à la société Ste Norma La Diligence, s’inscrit dans une doctrine plus large d’optimisation du trafic dans le Grand Libreville. Plutôt que de miser uniquement sur de grands boulevards, les autorités privilégient ici la fluidité de proximité. En connectant efficacement deux quartiers dynamiques du 2ᵉ arrondissement, le gouvernement tente de répondre aux griefs récurrents des Librevillois sur l’engorgement de la capitale. Cette approche capillaire de l’aménagement urbain vise à transformer le quotidien des ménages en réduisant les temps de trajet pour les activités scolaires et commerciales locales.Enfin, la livraison imminente de cet axe souligne la volonté de l’exécutif de démontrer l’efficacité des PME locales dans la mise en œuvre du renouveau infrastructurel.
En s’appuyant sur des entreprises de proximité pour des chantiers à fort impact social, le pouvoir de Libreville cherche à ancrer sa légitimité par des résultats tangibles et immédiats. Le défi pour la municipalité et le ministère des Travaux publics sera désormais d’assurer la pérennité de ces voies secondaires, souvent soumises aux rudes épreuves climatiques de l’Estuaire, afin que ces investissements ne soient pas de simples remèdes éphémères au mal-être urbain.


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