À Libreville, l’heure est à la restructuration profonde du secteur des transports publics. Le ministre d’État chargé des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, a officiellement lancé le processus de fusion entre la Société gabonaise de transports (Sogatra) et la Société de transport urbain (Trans’Urb). Selon le schéma technique retenu, la Sogatra sera absorbée par Trans’Urb, laquelle changera ultérieurement de dénomination sociale.
Cette manœuvre vise avant tout à rationaliser les coûts de fonctionnement et à mettre fin aux doublons structurels qui pesaient sur le budget de l’État, tout en créant un champion national capable de répondre à la demande croissante de mobilité dans le Grand Libreville.Pour accompagner cette mutation institutionnelle, le gouvernement mise sur un renforcement massif des capacités opérationnelles. Le ministre a ainsi annoncé l’acquisition de 125 nouveaux bus, répartis entre des unités de 66 places et des modèles plus agiles de 30 places. L’effort de modernisation s’étend également à la logistique lourde avec l’entrée en service de 12 camions-citernes (répartis équitablement entre essence et gasoil) et de 5 semi-remorques. Ce déploiement de matériel vise à garantir une meilleure autonomie énergétique de la future entité et à stabiliser la fréquence des rotations, point noir historique du transport public gabonais.Sur le plan social, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi s’est voulu rassurant face aux inquiétudes des syndicats, souvent échaudés par les restructurations d’entreprises publiques.
Le ministre d’État a formellement exclu tout plan de licenciement, affirmant au contraire que le nouvel ensemble aura besoin d’un « nombre important de personnels ». Loin d’être une simple cure d’austérité, cette fusion est présentée comme un levier de croissance devant générer progressivement de nouveaux emplois. Un pari ambitieux qui devra désormais passer l’épreuve des faits, alors que les usagers attendent une amélioration tangible du service au quotidien.


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