Le Conseil des ministres, réuni ce jeudi 29 janvier 2026 sous la direction du général Brice Clotaire Oligui Nguema, a entériné une avancée technologique majeure : l’opérationnalisation de la digitalisation des documents de transport routier. Finie l’ère des procédures manuelles fastidieuses et des formulaires volants. Sous l’impulsion du ministère des Transports, de la Marine marchande et de la Logistique, Libreville bascule dans une gestion 2.0 de son parc automobile et de ses conducteurs, alignant enfin son administration sur les standards de modernité qu’elle ambitionne de porter.
Cette réforme, pilotée avec l’appui technique de l’ANINF (Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences), ne se limite pas à un simple changement de support. Elle s’inscrit dans une stratégie globale de gouvernance numérique visant à décongestionner les guichets de l’administration. Pour les usagers, l’accès aux services via des plateformes numériques sécurisées promet une célérité inédite dans l’obtention des titres de transport, un secteur jusqu’ici marqué par des délais de traitement souvent décriés par les syndicats de transporteurs.Au-delà de la simplification administrative, l’enjeu sécuritaire est au cœur du dispositif. En numérisant les permis de conduire et les cartes grises, l’État gabonais se dote d’un outil de traçabilité redoutable. Cette base de données centralisée doit permettre de lutter efficacement contre la fraude, la falsification des documents et les circuits informels qui gangrènent le secteur.
Une traçabilité accrue des véhicules et des conducteurs est également présentée comme un levier essentiel pour renforcer la sécurité routière sur les principaux axes du pays.Cette transformation numérique témoigne de la volonté du Palais de la Rénovation de rompre avec les méthodes archaïques pour embrasser une transparence accrue. En sécurisant les données et en facilitant la vie des citoyens, Libreville espère non seulement améliorer la qualité du service public, mais aussi accroître les recettes liées aux transports en limitant les déperditions financières. Une étape « déterminante », selon le communiqué final, qui place le numérique au service d’une autorité de l’État plus agile et plus crédible.


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