La lutte contre la vie chère entre dans sa phase de concrétisation. Le Vice-Président du Gouvernement, Hermann Immongault, a reçu ce mercredi 4 mars 2026 le directeur général de la Centrale d’Achats du Gabon (CEAG), Théophile Boutamba, pour une séance de travail décisive. Au cœur des échanges : l’opérationnalisation immédiate de cette structure stratégique, pilier de la nouvelle politique sociale de Libreville. Avec une date d’ouverture fixée au 1er avril prochain, la pression monte pour la CEAG, qui doit désormais transformer les promesses administratives en actes logistiques concrets pour soulager le panier de la ménagère gabonaise.
L’enjeu de cette rencontre résidait principalement dans le lancement des premières commandes groupées de denrées de première nécessité. En centralisant les achats à l’échelle nationale, le gouvernement entend court-circuiter les intermédiaires spéculateurs et peser de tout son poids dans les négociations avec les fournisseurs internationaux. Théophile Boutamba a assuré que les circuits d’approvisionnement étaient en cours de sécurisation, visant à garantir une disponibilité constante des produits essentiels à des prix encadrés. Cette approche de « gros acheteur » est perçue par le Palais Rénovation comme l’arme ultime pour briser la spirale inflationniste qui fragilise le pouvoir d’achat depuis plusieurs mois.Toutefois, le succès de la CEAG ne se jouera pas seulement sur les factures, mais sur la logistique de distribution à travers le pays.
L’entrée en activité officielle au 1er avril sera scrutée de près par les populations, lassées par les annonces sans effets visibles sur les étals. Le défi pour Hermann Immongault et son équipe est de s’assurer que les économies d’échelle réalisées par la centrale se répercutent réellement sur le prix final au détail. Dans moins d’un mois, le Gabon saura si cette nouvelle architecture commerciale est le remède miracle contre la cherté de la vie ou un simple outil bureaucratique de plus.


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