À l’approche de l’élection d’avril prochain à la tête de la Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT), le spectre des promesses passées ressurgit. Alors qu’une partie du public réclame son départ, les archives rappellent que l’actuel président avait lui-même scellé son destin à Lambaréné, il y a quatre ans.Le football gabonais est-il à l’aube d’un grand basculement ou d’un énième statu quo ? C’est la question qui brûle les lèvres des supporters des Panthères alors que le mandat de Pierre Alain Mounguengui touche à sa fin. Au cœur du débat : la parole donnée par le dirigeant au soir de sa réélection dans la ville du Grand Blanc.
La mémoire de Lambaréné:
Il y a quatre ans, dans une atmosphère bien différente de celle qui règne aujourd’hui, Alain Mounguengui dédiait sa victoire à l’ancien président Ali Bongo. Mais au-delà de cette allégeance politique, c’est une phrase précise qui revient aujourd’hui le hanter. Au sortir de son scrutin victorieux à Lambaréné, il avait lui-même annoncé qu’il s’agissait de son « ultime mandat ».Cette déclaration, faite sous les projecteurs de la cité du Moyen-Ogooué, ne laissait alors planer aucun doute sur sa volonté de passer la main.
Un fauteuil de plus en plus contesté:
Aujourd’hui, l’heure des comptes a sonné. Si la perspective d’une nouvelle candidature en avril prochain est évoquée en coulisses, elle se heurte à une fronde populaire grandissante. Le public gabonais, lassé par des résultats en dents de scie et une gestion souvent décriée, exige désormais un renouvellement des visages au sommet de l’instance faîtière du football national.Pour Pierre Alain Mounguengui, l’équation est complexe. Se représenter signifierait renier son engagement solennel de Lambaréné, au risque de fragiliser davantage une institution déjà sous pression. À l’inverse, respecter sa promesse permettrait d’ouvrir la voie à une nouvelle ère attendue et voulue.Dans un pays où les institutions sportives cherchent un nouveau souffle, le respect de la parole donnée pourrait être le premier pas vers la restauration de la confiance entre la FEGAFOOT et ses fans.


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