Face à la recrudescence de la criminalité et à des crimes qui heurtent la conscience nationale, le leader d’opinion Hercule Nze Souala interpelle les autorités. Sa proposition est radicale : le retour de la peine capitale pour les assassins et les criminels de sang en République Gabonaise.Le climat sécuritaire au Gabon est au cœur des préoccupations. Suite à des faits divers tragiques ayant récemment endeuillé plusieurs familles, la question du châtiment suprême revient sur le devant de la scène.
C’est dans ce contexte qu’Hercule Nze Souala a officiellement formulé sa proposition, largement relayée par les médias, notamment Focus Africa Médias.Pour le promoteur de cette initiative, l’objectif est clair : instaurer une tolérance zéro et un effet dissuasif majeur contre ceux qui attentent à la vie d’autrui. La présence, en arrière-plan de son plaidoyer, de l’image d’un jeune garçon (rappelant tristement les victimes innocentes de crimes crapuleux) souligne la dimension émotionnelle et morale de sa démarche.Sécurité nationale contre droits de l’homme:Le Gabon, qui a officiellement aboli la peine de mort en 2010, s’inscrivait jusqu’ici dans une tendance continentale et mondiale de suppression de la sentence capitale. La proposition de Nze Souala vient bousculer ce consensus législatif.
Les arguments avancés par les partisans de cette mesure s’articulent autour de :La dissuasion : Faire reculer le passage à l’acte pour les crimes de sang.La justice pour les victimes : Répondre à la douleur des familles par une sentence jugée proportionnelle à l’acte commis.La restauration de l’autorité : Affermir le pouvoir répressif de l’État face au sentiment d’impunité.Si cette proposition suscite un vif débat sur les réseaux sociaux et dans l’opinion publique, elle soulève également des questions juridiques et diplomatiques. Un retour en arrière pourrait en effet placer le Gabon en contradiction avec certains traités internationaux ratifiés.Cependant, pour Hercule Nze Souala et ceux qui soutiennent sa vision, l’urgence de la protection des citoyens gabonais prime sur toute autre considération. La balle est désormais dans le camp du législateur et des autorités de la Transition pour décider si ce débat doit mener à une révision du Code pénal.


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