Alors qu’un mouvement de contestation perturbe le fonctionnement du Centre Hospitalier Universitaire Mère-Enfant Fondation Jeanne Ebori, la direction générale sort du silence. Entre démentis sur les impayés et accusations de « mauvaise foi », le Professeur Jean-François Ondounga tente de désamorcer la crise.Depuis plusieurs jours, le climat est tendu au sein de l’hôpital Jeanne Ebori. Des agents observent un mouvement de grève, réclamant le paiement de leurs vacations. Pourtant, selon des sources concordantes et les déclarations de l’administration, le problème ne serait pas là où on l’attend.
Contrairement aux idées reçues, la grève actuelle ne serait pas le résultat d’un défaut de financement de la part des autorités. L’État a bel et bien honoré ses engagements financiers. Les fonds nécessaires au règlement des vacations sont non seulement disponibles, mais également « parfaitement traçables » dans la comptabilité de l’établissement.Si l’argent est là, pourquoi la grève persiste-t-elle ? La réponse résiderait dans les modalités de répartition. La direction pointe du doigt la « mauvaise foi » de certains agents grévistes. Ces derniers sont accusés d’avoir révisé unilatéralement les montants des vacations à la hausse, s’écartant ainsi du cadre réglementaire en vigueur.Interrogés par l’administration pour justifier ces nouvelles prétentions financières, les intéressés auraient opposé un refus catégorique, malgré les exigences de transparence imposées par la gestion des fonds publics.
Le Professeur Jean-François Ondounga, Directeur Général de l’établissement, a récemment reçu les représentants des grévistes pour une mise au point. Sa position est sans ambiguïté : si l’enveloppe budgétaire est prête à être distribuée, elle ne le sera que dans le strict respect des règles administratives et légales.« L’argent est disponible, mais sa répartition doit impérativement se faire dans le respect des règles », a-t-il réaffirmé.Alors que le dialogue semble au point mort face à cette exigence de conformité, les patients espèrent un retour rapide à la normale dans cet établissement de santé crucial pour les familles gabonaises.


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