À Libreville, l’heure est au bilan pour le Samu Social gabonais. Après une suspension momentanée de ses activités, l’organisation a entamé une phase d’inventaire minutieux, une étape jugée cruciale par ses responsables pour garantir la pérennité de l’aide aux plus démunis. Qualifiée de « titanesque », cette opération vise à remettre à plat les ressources logistiques et médicales afin de définir un nouveau cadre d’intervention. Pour la direction, cet audit interne n’est pas une fin en soi, mais un préalable « nécessaire » pour agir en toute responsabilité vis-à-vis des populations vulnérables.
Malgré l’ampleur du chantier dans les entrepôts de l’institution, les premières conclusions se veulent encourageantes. Le ton adopté par l’organisation, mêlant « dextérité » technique et optimisme, trahit une volonté de rassurer tant les bénéficiaires que les partenaires institutionnels. L’enjeu est de taille : le Samu Social reste l’un des derniers filets de sécurité pour les Gabonais vivant sous le seuil de pauvreté. Cette pause technique est donc présentée comme un mal nécessaire pour éviter le pilotage à vue et s’assurer que chaque soin prodigué repose sur une base matérielle solide.Cette restructuration opérationnelle intervient dans un climat où la transparence et l’efficacité des services publics et parapublics sont scrutées de près.
En s’imposant ce travail fastidieux, le Samu Social gabonais tente de prouver sa capacité de résilience et son engagement envers une gestion rigoureuse de l’urgence sociale. Si la reprise totale des activités est attendue avec impatience par les bénéficiaires, l’organisation martèle que seule une connaissance exacte des stocks et des capacités permettra de répondre efficacement, et « en responsabilité », aux défis de la précarité.


Commentaires