Le feuilleton judiciaire opposant deux figures du football gabonais vient de connaître un rebondissement majeur. Le 4 mars 2026, les conseils du Dr Freddhy Koula Moussavou, le cabinet Kalmie Avocats Associés, ont officiellement interjeté appel du jugement rendu la veille par le Tribunal correctionnel de Libreville. Cette démarche suspend l’exécution d’une décision qui, si elle écarte l’accusation infamante de diffamation, retient néanmoins une qualification d’injure publique à l’encontre du président de l’Atlético Akanda.Pour la défense de Freddhy Koula Moussavou, le verdict du 3 mars constitue une demi-victoire technique mais une insatisfaction de fond.
En déboutant Pierre-Alain Mounguengui sur le terrain de la diffamation, le tribunal a vidé la plainte initiale de sa substance la plus lourde. Toutefois, la condamnation à une amende de 2 000 000 FCFA assortie d’un sursis de six mois pour injure publique est jugée contestable par le communiquant. Ce dernier martèle que ses prises de position s’inscrivaient strictement dans un débat d’intérêt général sur la gouvernance du football féminin, en réponse à des attaques nominatives subies lors d’une conférence de presse au siège de la FEGAFOOT.L’enjeu de cette bataille devant la Cour d’appel dépasse le simple cadre d’une querelle d’ego. Il pose la question des limites de la liberté d’expression des acteurs sportifs face aux institutions fédérales. Dr Koula Moussavou, qui dirige également les Moabi Aigles-Lunga, entend démontrer que son droit de réponse ne saurait être confondu avec une volonté de nuire à l’honneur d’autrui.
La défense plaide pour une remise en contexte des échanges, insistant sur le fait que la requalification en « injure » ne reflète ni l’intention, ni la réalité des faits reprochés dans ce dossier hautement médiatisé.En attendant que la Cour d’appel de Libreville ne se prononce, le Dr Freddhy Koula Moussavou, qui ne fera l’objet d’aucune incarcération ferme, appelle à la retenue et à la sérénité. Cette affaire, scrutée de près par le milieu sportif national, souligne les tensions persistantes entre les critiques de la gestion fédérale et les instances dirigeantes du football gabonais. La suite de la procédure devra trancher si la justice valide cette forme de régulation du débat public ou si elle consacre le droit à une contradiction vigoureuse sur les performances sportives du pays.


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