Alors que le dossier de l’équipementier des Panthères vient à peine de refermer un chapitre de tensions inutiles, une nouvelle affaire secoue les couloirs de la Fédération Gabonaise de Football (FEGAFOOT). Pierre Alain Mounguengui est soupçonné de manœuvres électoralistes à l’approche des prochaines échéances fédérales.Une « opération séduction » aux frais de la Fédération ?
Selon plusieurs sources concordantes, le président de la FEGAFOOT aurait décidé d’embarquer dans sa suite pour le Maroc, où se déroule la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), une cohorte de présidents de clubs de National Foot 1 et 2.Ce voyage, dont les frais (transport, hébergement, séjour) seraient intégralement pris en charge par l’instance faîtière, interroge sur la gestion des ressources de la Fédération. Pour beaucoup d’observateurs, la coïncidence est trop belle : à l’approche des élections pour le renouvellement du bureau fédéral, ce geste ressemble à s’y méprendre à une stratégie de « clientélisme sportif » visant à s’assurer le précieux vote de ces dirigeants de clubs.
Présidents de clubs contre Anciennes Gloires : Le choc des priorités
Au-delà de l’aspect financier, c’est la pertinence du choix des invités qui suscite l’indignation. Dans l’entourage du football national, une question brûle toutes les lèvres : quelle est la valeur ajoutée de ces présidents de clubs auprès des Panthères en pleine compétition ?De nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer une mise à l’écart des anciens internationaux. Ces légendes du football gabonais, qui ont l’expérience du haut niveau et du stress des grandes compétitions, auraient pu jouer un rôle crucial de « grands frères » ou de conseillers techniques pour encadrer la sélection actuelle face à la pression médiatique et sportive.« On préfère choyer des électeurs potentiels plutôt que d’investir dans l’expertise de ceux qui ont écrit l’histoire de notre football », s’insurge un proche du milieu sportif.
Après avoir alimenté une polémique jugée « improductive » autour de l’équipementier national, Pierre Alain Mounguengui semble une nouvelle fois privilégier la politique de salon au détriment de l’efficacité purement sportive. En mettant ces présidents de clubs « dans sa poche » grâce aux largesses de la FEGAFOOT, le président sortant semble déjà avoir lancé sa campagne pour une nouvelle réélection, quitte à sacrifier l’éthique et l’accompagnement technique des Panthères.Le football gabonais, déjà en quête de stabilité, n’avait sans doute pas besoin d’un nouveau soupçon de favoritisme alors que les enjeux sur le terrain sont cruciaux.


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